Bonne nouvelle pour toutes celles et tous ceux qui se battent pour l'environnement et contre la brevetabilité du vivant: la Commission européenne et son Président Manuel Barroso, qui font campagne depuis des années pour Monsanto et pour la culture d'OGM en Europe, ont été largement désavoués lundi par le conseil des ministres de l'environnement.

22 pays sur 27 ont refusé de lever la clause de sauvegarde qui interdit la culture du maïs OGM en Autriche et en Hongrie. C'est un camouflet cinglant pour Barroso qui était jusqu'ici candidat à sa propre succession à la présidence de la Commission. Le mois prochain, il devrait pourtant récidiver en demandant la levée de cette même clause de sauvegarde en France et en Grèce, alors même que la très grande majorité des citoyens européens est massivement contre les OGM, dans les champs comme dans les assiettes.

Il faut rester vigilant. Les multinationales agroalimentaires et chimiques comme Monsanto ont des appuis à la commission, mais aussi dans les agences de sécurité alimentaire, en France comme en Europe. Elle sont aussi soutenues par les tenants d'une agriculture productiviste.

A propos d'agriculture productiviste, je vous invite à venir écouter Patrick Herman, jeudi 5 mars à 19 h à la brasserie Morel place du théatre à Lille. Patrick est producteur de pommes dans le sud de l'Aveyron , mais aussi journaliste. Il a publié récemment "les nouveaux esclaves du capitalisme".

Fruit d'une enquête de deux ans en France, en Espagne et au Maroc, ce livre retrace le développement, depuis les années 1990, de la production maraîchère et fruitière intensive en Europe et la brutale dégradation des conditions de vie et de travail des ouvriers agricoles, pour l’essentiel saisonniers. Agriculture intensive, exploitation des saisonniers et des sans papiers, misère et dictature au Sud, consommation au Nord, immigration : des problèmes en apparence éloignés se révèlent ici structurellement liés.